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[ articles sur les Roms à Grenoble, en France et ailleurs ]

Archives de Tag: Roms

Xénophobie business – A quoi servent les contrôles migratoires ? avec Claire Rodier [Bibliothèque Antigone]

source : http://www.bibliothequeantigone.org

la vidéo de la conférence (1h57) peut être regardée en ligne sur le site internet d’Antigone
ou sur l’un des trois liens ci-dessous

 

Xénophobie business – A quoi servent les contrôles migratoires ?
avec Claire Rodier

Claire Rodier répond à nos questions sur le juteux marché des frontières et le réseau “migreurop”.

Juriste et militante au Gisti (groupe d’information et de soutien des immigré.e.s), co-fondatrice du réseau euro-africain Migreurop, elle s’intéresse aux politiques d’asile et d’immigration en Europe et a publié, seule ou en collaboration, plusieurs ouvrages sur ces sujets. Dernière publications :

– Xénophobie business – A quoi servent les contrôles migratoires, La Découverte, 2012 ;

– Atlas des migrants en Europe,(collaboration), Armand Colin, 2012 ;

– Immigration, fantasme et réalités (avec Emmanuel Terray), La Découverte, 2008.

 Télécharger : Format MP4 | Format M4V | Format WEBM

«Les Roms sont un bouc émissaire rêvé» [LeTemps.ch]

source : http://www.letemps.ch
Ça se passe en Suisse, mais c’est transposable à la France
(la bêtise se ressemble partout).

sociologie vendredi 21 février 2014

«Les Roms sont un bouc émissaire rêvé»

Exploitée par un réseau? Faux, selon l’enquête des sociologues. (Fred Dufour/AFP)

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Selon une enquête de terrain à Lausanne, tout ce que l’on croit savoir sur la mendicité est faux. Nos représentations erronées remontent à la fin du Moyen Age

Tout ce que nous croyons savoir sur la mendicité dans nos villes en général, et sur les mendiants roms en particulier, est faux. Fausse, l’idée des réseaux qui exploitent les mendiants. Fausses, nos représentations des gains de la mendicité. Complètement fausse, notre vision de l’identité des Roms… C’est ce qui ressort d’une étude de terrain menée dans le canton de Vaud par les sociologues Jean-Pierre Tabin (de la Haute Ecole de travail social et de la santé EESP Lausanne), René Knüsel (de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne) et Claire Ansermet (de la Haute Ecole de santé Vaud). Les résultats de la recherche, exposés dans un ouvrage* publié avec le soutien du Pôle de recherche national LIVES et de la HES-SO, montrent que nos représentations actuelles sont en porte-à-faux avec la réalité – et qu’elles s’enracinent. au contraire, dans un lointain passé…

Le Temps: Comment se mettent en place nos représentations?

Jean-Pierre Tabin: On est passé d’une idée médiévale de la pauvreté et de l’aumône comme des moyens d’atteindre le paradis à une méfiance généralisée envers les personnes qui s’adonnent à la mendicité. Dès le XIVe-XVe siècle, suite aux mouvements migratoires de la fin du Moyen Age et au développement de la misère urbaine, la distinction entre «bons» et «faux» mendiants se met en place. Ce n’est pas la pauvreté qui est mise en question, mais l’honnêteté des mendiants. Deuxième facteur: depuis que l’Etat commence à prendre en charge le bien-être de la population, à partir de la fin du XIXe siècle, ces manifestations de pauvreté et ces sollicitations de dons auprès des passants paraissent incongrues. La mendicité paraît dès lors anachronique. On ne comprend pas pourquoi ces gens mendient. On continue donc à dire, comme depuis la fin du Moyen Age, que derrière les mendiants, il y a des réseaux criminels, qu’il y a quelque chose de malhonnête là-dessous, qu’il ne s’agit pas simplement de pauvreté.

– Passons en revue les écarts entre les faits et les représentations. Les réseaux qui contrôleraient les mendiants roms, pour commencer…

– Nous n’avons pas trouvé de traces de «réseaux» dans le sens où l’entendent les médias et les politiques, c’est-à-dire d’une organisation qui exploite les mendiants. Ce qui ne veut pas dire que ces gens ne sont pas organisés. La plupart du temps, ils organisent leur venue sans leurs enfants, faisant en sorte que quelqu’un – la famille ou un groupe plus large dans le village – les garde et assure leur scolarité. Contrairement à ce qu’on affirme souvent, cette population est normalement soucieuse du bien-être de ses enfants.

– La mendicité serait une tradition…

– En ayant lu à peu près tout ce qui est paru sur les Roms et en ayant interrogé les gens concernés, nous pouvons affirmer que la mendicité n’est pas du tout une activité coutumière, traditionnelle. Le terme «Roms» désigne un «groupe d’amalgames», un agrégat curieux. Cela conduit à qualifier les mendiants de «gens du voyage», alors que les personnes qu’on voit dans nos rues sont issues d’autres groupes, sédentarisés depuis plusieurs décennies. La plupart des mendiants observés à Lausanne viennent de certaines régions de Roumanie, mais il y a aussi des Bulgares, des Hongrois et des populations d’ex-Yougoslavie qu’on qualifie de «Roms». Ces gens avaient du travail avant la chute des régimes communistes et ils s’en sont trouvés dépossédés. Dans le livre, nous donnons l’exemple de Barbulesti, village roumain d’où viennent de nombreux mendiants: leur principal employeur était une usine de sucre, désaffectée lors des manœuvres qui ont suivi la chute de Ceausescu. Ce ne sont pas seulement les Roms qui ont perdu leur travail, ce sont les Roumains en général. Mais les Roms étant victimes de racisme là-bas, leur situation est pire… La mendicité n’est donc pas une activité usuelle. En revanche, elle est mise en scène, d’une certaine façon, pour apitoyer le passant. Mais tout cela est très bricolé. Les gens font ce qu’ils peuvent.

– Les gains seraient importants…

– On n’est pas les seuls à avoir fait ce constat, en effectuant des observations systématiques: le gain de la mendicité est dérisoire. C’est l’indifférence qui domine de la part des passants. Quelques rares fois, un passant manifeste un peu d’agressivité. Et puis, de temps en temps, quelqu’un donne 2 francs. Ça fait beaucoup d’heures de travail pour pas grand-chose. Mais pour les gens qui mendient, ce maigre pécule n’est pas négligeable.

– Il s’agirait de délinquants…

– A chaque fois que la police a apporté des éléments là-dessus, elle a été claire: ils ne génèrent pas d’augmentation de la criminalité. En étudiant la presse, on observe un amalgame:
il y a des gens qui viennent perpétrer des vols dans les appartements et à qui on attribue, à tort, une origine rom. Les mendiants n’ont pas de lien avec la criminalité, sauf si on définit celle-ci de manière plus large: si on dit que rester sur un parking sans payer l’horodateur, jeter ses ordures, déféquer
ou uriner dans la rue, faute de toilettes publiques, relève de la criminalité.

– Comment expliquer la persistance de représentations si erronées?

– Nous observons une «rhétorique de l’évidence». On vous dit simplement que les choses sont comme ça, et on les affirme de manière répétitive, au Tribunal fédéral, dans l’administration, dans la presse, au sein des partis… C’est très difficile d’aller à l’encontre de cette unanimité. Je l’ai constaté jusque dans mes relations interpersonnelles… Si je dis «Je travaille sur la mendicité rom», je n’ai pas le temps d’ajouter grand-chose: les gens s’expriment comme s’ils savaient, ils ont un avis définitif. Il faut dire que la population qualifiée de rom est un bouc émissaire rêvé: elle n’a pas de lobby pour la défendre, elle est définie de manière floue, on peut donc proférer des choses sur elle sans que qui que ce soit vous contredise… Il faudrait analyser cela de manière plus approfondie, mais on peut penser que ces représentations des Roms participent du rejet des étrangers dont on a vu les effets lors du vote du 9 février… En ce qui nous concerne, nous avons fait notre première enquête sur un mandat d’un service du canton de Vaud. Mais comme nos résultats ne confortaient pas l’opinion dominante, ils étaient inaudibles pour la classe politique et n’ont pratiquement pas été utilisés dans les débats.

– Que recommandez-vous?

– Des actions pour lutter contre les stéréotypes et des politiques sociales développées pour et avec la participation des populations concernées. Dans le livre, nous évoquons des mesures prises dans certaines régions de France et d’Italie sur le plan du logement et de l’accès à l’emploi. La politique d’humanité que nous préconisons est tout à fait conforme à la Constitution helvétique – mais il faut la prendre au sérieux.

* Lutter contre les pauvres. Les politiques face à la mendicité dans le canton de Vaud, Jean-Pierre Tabin & René Knüsel, avec la collaboration de Claire Ansermet, Editions d’En Bas, 147 p.

Macédoine : ces enfants qui travaillent plutôt que d’aller à l’école [Le Courrier des Balkans]

source : http://balkans.courriers.info/article23156.html

18.000. Ce serait le nombre d’enfants déscolarisés en Macédoine, selon l’association Megjasi. Des enfants rroms pour la plupart, qui travaillent dans des garages de la capitale ou passent leur journée à biner la terre pour un salaire dérisoire.

 

Nova Makedonija

Macédoine : ces enfants qui travaillent plutôt que d’aller à l’école

Traduit par Slavica Rizovska
Sur la Toile :

Mise en ligne : mercredi 25 septembre 2013
18.000. Ce serait le nombre d’enfants déscolarisés en Macédoine, selon l’association Megjasi. Des enfants rroms pour la plupart, qui travaillent dans des garages de la capitale ou passent leur journée à biner la terre pour un salaire dérisoire. L’instruction est théoriquement obligatoire, mais pas pour tout le monde.

Par Antonija Popovska-Hristov

Ils ont entre 13 et 14 ans. Ils devraient être à l’école. Ils ont choisi de prendre la clé des champs. Certains travaillent dans des garages. D’autres sarclent la terre. Ils gagnent environ 200-300 denars (entre 3 et 5 euros) par jour. Et, souvent, ils trouvent que cela vaut mieux que d’être sur les bancs.

À Strumica, au sud-est du pays, une vingtaine d’enfants travaillent la terre, ou aident leurs parents à faire la vendange, pour une bouchée de pain. La nuit, ils dorment sous des tentes.

En Macédoine, l’instruction est obligatoire. Mais selon la « Première ambassade des enfants dans le monde Megjasi », 18.000 enfants seraient déscolarisés – soit environ 5 % de la population d’âge scolaire.

« Malgré les mesures prises pour intégrer ces enfants dans l’enseignement scolaire, en particulier les enfants des rues, l’approche n’est pas suffisante et la stratégie reste incohérente », regrette l’association Megjasi. Les parents qui dérogent à l’obligation de faire instruire leurs enfants risquent une amende de 1.000 euros. Mais, sur recommandation du ministère de l’Éducation, les inspecteurs se contentent le plus souvent de donner des avertissements.

« Ces enfants ne voient aucune perspective d’avenir dans les livres. Ils ont fini l’école primaire, ils ont appris à lire et à écrire, puis ils ont commencé à travailler pour gagner leur croûte. Leurs parents les y ont parfois même encouragés », racontent des habitants de Butel, une des dix municipalités de Skopje, où de nombreux enfants travaillent dans des garages.

Selon Zoran Uzunov, inspecteur d’école dans la municipalité de Strumica, le nombre d’enfants déscolarisés baisse chaque année. Il y a quelques années, ils étaient 70. Aujourd’hui, ils ne seraient plus qu’une vingtaine.

« Nous avons reçu des recommandations du ministère de l’Éducation et des Sciences pour éviter de pénaliser les parents. Nous leur donnons un avertissement et les informons de l’obligation d’envoyer leurs enfants à l’école. Les enfants d’origine rrom ou turque travaillent principalement aux champs. Ils vivent sur place avec leurs parents, ils sont logés dans des tentes, et ils font les vendanges dans la région de Gevgelija ou de Kavardarci. Nous convoquons les parents à la mairie et nous leur expliquons que l’éducation est obligatoire. On note des changements et une certaine prise de conscience chez eux. Mais il reste encore beaucoup trop d’enfants qui sèchent l’école », explique Zoran Uzunov.

Cette année, à Štip, en Macédoine orientale, sur 436 enfants inscrits en première année, 82 sont manquants. « Certains ont des certificats médicaux justifiant une inscription scolaire retardée. D’autres, nés en janvier, n’ont pas l’âge légal – cinq ans et demi – pour aller à l’école. Enfin, il y a ceux qui sont à l’étranger. Quoi qu’il en soit, nous expliquons aux parents que leurs enfants doivent intégrer le système scolaire, conformément à la loi », rapporte Milena Ristova-Mihajlovska, porte-parole de la municipalité de Štip.

À Prilep, dans la partie méridionale du pays, la majorité des enfants déscolarisés sont rroms. Mais de plus en plus de parents se rendent compte de l’importance de l’éducation et inscrivent désormais leurs enfants à l’école.

En 2012, 392 amendes ont été prononcées par les inspecteurs de l’Éducation nationale. Selon l’association Megjasi, plus de 2.000 enfants déscolarisés sont exploités dans leur travail. 1.500 d’entre eux n’ont pas d’acte de naissance et ne peuvent donc pas faire valoir leurs droits.

Précarité, croyances traditionnelles (surtout quand il s’agit de filles), faible niveau d’études des parents, manque d’écoles en zone rurale ou inaccessibilité de celles-ci expliqueraient pourquoi ces enfants sont exclus du système scolaire.

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire [Le Monde]

source :  http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/29/a-wissous-la-chasse-a-l-eau-des-roms-prives-de-bornes-a-incendie-par-le-maire_3454840_3224.html

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire

LE MONDE | 29.07.2013 à 10h59 | Par Shahzad Abdul

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L’orage a perforé, samedi 27 juillet, les toits faits de tôles et de bâches plastifiées recouvrant les baraquements de fortunes, bricolés en bois, qui constituent le camp de Roms de Wissous (Essonne). Les matelas posés à même le sol sont imbibés d’eau, tout comme le mince mobilier, entreposé le temps d’un ménage improvisé sur ce terrain vague boueux de la ZAC des Hauts-de-Wissous. Là, près de 150 Roms – dont un tiers d’enfants – ont élu domicile il y a un an, après l’incendie qui avait ravagé leur précédent bidonville situé dans la commune voisine de Massy.

Pourtant, personne dans ce campement, situé en face du centre d’innovation Antonypole, ne se plaint : c’est que l’eau s’y fait rare. Le 6 juillet, Régis Roy-Chevalier, le maire (PS) de Wissous, a décidé d’assécher trois des cinq bornes à incendie de la ZAC, où les Roms s’approvisionnent en l’absence d’autre point d’eau. Une quatrième a été fermée le mercredi 24 juillet. La seule borne qui reste accessible se situe à un kilomètre du camp.

Entreposés à l’entrée, derrière une benne à ordure qui déborde, une dizaine de Caddie de supermarché servent aux allers-retours des jerricans de vingt litres jusqu’à la borne, d’ordinaire réservée aux pompiers. Une tâche dévolue aux femmes roms. « Le problème, c’est que l’eau, on en a besoin pour tout, la vaisselle, le linge, boire. Moi, je prends ma poussette, et je mets deux bidons dessus. Chacun fait comme il peut, mais je ne comprends pas pourquoi on nous prive d’eau », raconte Yelena, 34 ans,…

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Un camp de Roms à Carrière-sous-Poissy (Yvelines), en 2010.

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire

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Des policiers bulgares en France pour évacuer un camp rrom [Le Courrier des Balkans]

source : balkans.courriers.info

les « flics sociaux » français reçoivent du renfort, le côté positif : pas besoin d’embaucher les traducteurs pour l’enquête sociale de leur l’expulsion « humaine »…

+ un commentaire musical qui pue la saleté

 

Novinite

Des policiers bulgares en France pour évacuer un camp rrom

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :

Publié dans la presse : 10 juin 2013
Mise en ligne : mardi 11 juin 2013
Des policiers bulgares devraient arriver en France le 15 juin pour aider les autorités françaises à démanteler un camp rrom installé à Bordeaux.
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Le Rroms de la rue Thiers, à Bordeaux

Des policiers bulgares vont venir aider leurs collègues français à démanteler un camp de Rroms installé dans un quartier de Bordeaux. Les policiers bulgares doivent arriver en France le 15 juin.


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Rroms des Balkans : intégration, citoyenneté, démocratie
Kosovo, fragments d’impacts


Les autorités françaises ont décidé de démanteler un camp de 133 Rroms, installé rue Thiers dans le quartier de la Bastide à Bordeaux. La plupart viennent de Bulgarie. Les autorités de la ville ont promis la complète destruction du camp avant la fin de l’année aux riverains qui se plaignent de la saleté, des odeurs et de la musique, selon le quotidien Sud-Ouest.

Sur les 133 Rroms, 40 pourront se voir attribuer un logement, les autres seront très certainement renvoyés dans leur pays après comparution devant un tribunal.

Il y a quelques jours, un article du New York Times faisait état de la dureté dont les autorités françaises font preuve envers les Rroms venus essentiellement de Bulgarie et de Roumanie.

Vos commentaires…

commentaires

Des policiers bulgares en France pour évacuer un camp rrom

(13 juin 2013 09-05)

« Il y a quelques jours, un article du New York Times faisait état de la dureté dont les autorités françaises font preuve envers les Rroms venus essentiellement de Bulgarie et de Roumanie. » Ils en veulent à New-York ? 🙂

A Lyon, au moins trois morts dans l’incendie d’une usine squattée par des familles Roms [rue89]

source : rue89lyon.fr

 

A Lyon, au moins trois morts dans l’incendie d’une usine squattée par des familles Roms

103 vues | aucun commentaire

L’incendie s’est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 heure du matin.
Deux femmes et un enfant sont décédés.
Mais le bilan pourrait être plus lourd selon les pompiers qui fouillent toujours les décombres. Il pourrait y avoir six ou sept victimes.

L’incendie a pris rue Audibert et Lavirotte, dans les anciens locaux administratifs de cette usine du 8e arrondissement squattée depuis octobre 2012 par plusieurs dizaines de familles Roms de Roumanie. On aurait compté plus de 200 personnes.

Selon Gilberte Renard, militante au sein de l’association CLASSES (Scolarisation des enfants des squats), une petite centaine de personnes vivaient uniquement dans le bâtiment administratif.

Tous les rescapés et ceux qui avaient construit de petites cabanes dans les hangars ont été hébergés dans un gymnase d’une école située avenue des frères Lumières.
Depuis 2004, déjà deux enfants Roms avaient péri dans l’incendie de leur caravane, sur un terrain squatté à Gerland.
Fin mars 2013, l’un des plus gros bidonvilles de l’agglomération lyonnaise à Saint-Fons avait en partie brûlé, sans faire de victime.
Ce squat du 8e arrondissement devait se faire expulser dans les prochains jours.

 

Mise en accusation de l’Etat par les associatifs

Ce lundi matin, Gilberte Renard, accuse :

« Cet incendie est la responsabilité de l’Etat. Il y a des solutions pour héberger ces familles. Mais Manuel Valls préfère les expulser ».

Pour Jean Philippe, militant du MRAP, cité par Reuters (via lepoint.fr) : « Ce qui vient de se passer est symptomatique de la politique de la préfecture du Rhône » :

« Elle refuse d’appliquer la circulaire qui prévoit des diagnostiques médicaux, sociaux et de sécurité, sa seule réponse est l’expulsion des squatts et des campements et à chaque fois la situation s’aggrave. »

Selon lui, un homme a trouvé la mort il y a deux mois dans le même squatt, écrasé par une partie du bâtiment qui s’est écroulé.

« Les roms touchent 75 euros par jour sans rien faire ! » : intox d’extrême-droite [debunkersdehoax.org]

source : http://www.debunkersdehoax.org/blog/lire-article-723900-9862317-_les_roms_touchent_75_euros_par_jour_sans_rien_fai.html

« Debunkers des rumeurs / hoax d’extrême droite – avec votre participation, un site qui démolit les intox des extrêmes-droites »

« Les roms touchent 75 euros par jour sans rien faire ! » : intox d’extrême-droite

22 avril 2013. Revoici un de nos plus gros fournisseurs de hoax,  « Mediapresse 75« ,  (qui sous-titre son blog, sans rire :  « on vous dit tout »  ) .

big_artfichier_723900_2009956_201304210756116« Scandale ! Un Rom vivant en France touche 75 euros net sans travailler ! « 

« les populations Roms vivant en France touchent un joli pactole : 75€ X 30 Jours = 2 250€ par mois ! »
« Qu’on ne s’étonne donc pas du trou abyssal de nos finances… »

 

Le blog  relaie « Novopress », prétendue « agence de presse » « indépendante », et en réalité attrape – nigauds mis en place par le groupe néofasciste « Bloc Identitaire« .

En réalité : une astreinte judiciaire tout à fait exceptionnelle, concernant la Préfecture du Rhône

Bien évidemment, et contrairement au gros pipeau de « Mediapresse 75 », aucun Rom, (comme aucune personne classée dans la catégorie « gens du voyage ») ne perçoit cette imaginaire « allocation rom », que ce soit ces 75 euros / jours ou les 2250 euros mensuels.

En réalité, il s’agit d’un jugement prononcé à Lyon, le 3  avril dernier.( voir Rue89-Lyon)

Le tribunal administratif a estimé que la Préfecture était en infraction, au regard de la loi Dalo de 2009 (droit au logement opposable) ainsi qu’au regard  d’une circulaire ministérielle de l’été 2012,   pour ne pas avoir proposé une solution d’hébergement d’urgence à une douzaine de familles Roms expulsées d’un camp à Villeurbanne.

La loi dite « Dalo » , qui s’applique à toute personne, de nationalité française ou non, dit  en effet très clairement :

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

En conséquence, le tribunal a ordonné au Préfet du Rhône de proposer, dans un délai de 4 jours,  un hébergement d’urgence aux familles les plus en détresse, sous peine d’une astreinte de 75 euros par jour et par famille ( et non pas 75 euros / jour par personne, comme « Novopress » ou Le Figaro l’écrivent faussement) . Le Préfet n’a pas contesté le jugement.

Ci-dessous, extrait de l’analyse du jugement, faite par un avocat :

Le juge rappelle « qu’il appartient aux autorités de l’Etat de mettre en oeuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale  en vertu de l’article L. 345-2 du code de l’action sociale et des familles, et qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée.
Il a pris en compte la situation familiale, médicale et l’âge des personnes pour estimer que leur évacuation du campement sans proposition d’hébergement de la part du préfet constituait une atteinte à une liberté fondamentale.
Deux familles ont en revanche été déboutées car il s’agissait de couples sans enfant ne correspondant pas aux critères fixés par la jurisprudence.

Les roms, premiers boucs-émissaires, le tour des autres ensuite

Comme toujours, on voit que l’extrême-droite monte en épingle une histoire, désigne d’abord les roms, et tout ceux qui leur paraissent immigrés comme responsables du  « trou abyssal de nos finances » . Dans la foulée,  sont désignées comme abuseurs et fraudeurs toutes  les personnes qui reçoivent des prestations et protections sociales, qu’elles aient la nationalité française ou non.

En réalité, c’est la fraude économique et fiscale qui pèse sur les finances publiques, bien plus que la la « fraude sociale »

cf Le Parisien,  janvier 2013 :  La fraude fiscale coûterait 80 milliards d’euros 

cf Ras L’ Front  Au FN on veut des frontières partout, mais on fait ouvrir des comptes en Suisse : 

big_artfichier_723900_2012286_201304224730793Voici qu’avec l’affaire Cahuzac, les Le Pen sont soudainement  scandalisés par la fraude fiscale !

Eux qui menaient croisade contre les impôts, désignant de plus  les bénéficiaires de prestations sociales comme étant des fraudeurs (et les immigrés étant les accusés favoris dans la propagande FN , alors que l’immigration rapporte tous les ans un gros paquet de milliards de bénéfice aux budgets sociaux).

Pourtant, cela fait longtemps que les syndicats des services des impôts ont estimé que, bien plus important que la fraude aux allocations sociales,  la fraude des entreprises et la fraude fiscale  représentent un montant annuel équivalent aux budgets de l’Education et de l’Intérieur réunis (voir Le Parisien, janvier 2013 )

Voilà Le Pen-fille qui nous serine de nouveau son air « pour moraliser , il faut rétablir les frontières »(cf Le Point).

Alors que le lendemain,  Mediapart fournit de nouveaux détails sur « l’optimisation fiscale suisse » utilisée par Le Pen-père !

Alors que le grand ami de Le Pen-fille mais aussi ami de l’ex-ministre PS Cahuzac, Philippe Peninque ancien dirigeant du GUD, s’est spécialisé dans le « conseil » pour l’ouverture de comptes en Suisse et autres paradis fiscaux !

Voici une citation qui peut faire réfléchir, à l’heure où les extrêmes-droites et les droites s’unissent.

Texte attribué au pasteur protestant allemand Niemoller, mis en camp de concentration par les nazis.

  » Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique. »

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.  »

22/04/2013 · 1073 vues

« Pas d’enfants à la rue, et tous scolarisés », exige RESF [ledauphine.com]

sourcé : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/03/20/pas-d-enfants-a-la-rue-et-tous-scolarises-exige-resf-gvdw

« Pas d’enfants à la rue, et tous scolarisés », exige RESF

Une famille roumano-hongroise (un couple et ses trois enfants) a été expulsée durant les vacances scolaires de ces préfabriqués de Fontaine (photo prise début décembre 2012). Photo Archives DL/Marc GREINERUne famille roumano-hongroise (un couple et ses trois enfants) a été expulsée durant les vacances scolaires de ces préfabriqués de Fontaine (photo prise début décembre 2012). Photo Archives DL/Marc GREINER

Que se passera-t-il le 31 mars, à l’issue de la “trêve hivernale”, pour les quelque 600 personnes de l’agglomération grenobloise, dont une centaine de Roms (pour la plupart Roumains), actuellement hébergées via le dispositif d’hébergement d’urgence mis en place durant l’hiver ?

C’est la question que posent les militants _ pour la plupart des enseignants _ de Réseau éducation sans frontières (RESF) du canton de Saint-Égrève, quelques jours après l’expulsion d’une famille roumano-hongroise (un couple et ses trois enfants) du campement de préfabriqués de Fontaine, au motif que le père de famille a utilisé une plaque électrique chauffante dans le logement, ce que le règlement interdit.

« Ce camp de Fontaine, qui abrite depuis début décembre 2012 une quinzaine de familles totalisant une cinquantaine de personnes (alors expulsées du camp de Saint-Martin-le-Vinoux), dispose d’une cuisine commune avec seulement deux plaques chauffantes pour tout le monde, c’est donc impossible de ne pas cuisiner dans son logement », argumente RESF.

« Si on ne fait rien, c’est une intégration réussie qu’on va fragiliser »

La famille expulsée est, depuis, hébergée « chez des amis », mais cette expulsion a bien sûr une fois de plus traumatisé les enfants. « Ils ont manqué 3 des 8 premiers jours d’école à la rentrée, après les vacances, témoigne l’institutrice qui les suit sur Saint-Martin-le-Vinoux. Et que va-t-il se passer après le 31 mars, si toutes ces familles se retrouvent sans logement ? Ils risquent de ne plus venir à l’école, et c’est dramatique quand des enfants ne viennent plus à l’école, car ils ont fait des efforts, leurs familles ont fait des efforts. Et quand des gamins n’ont plus accès à l’école, ils ont accès à la rue. Le fait d’avoir accès à l’école, ça montre aussi aux autres enfants, aux parents, aux collègues enseignants, que ces Roumains sont des gens comme tout le monde : ça lève pas mal de tabous, de préjugés ».

Alors que des dizaines d’enfants (roms ou pas) risquent de se retrouver à la rue à la fin de mois, RESF rappelle son exigence : « Qu’il n’y ait pas d’enfants à la rue, même au printemps, même en été, qu’ils soient tous scolarisés, que les familles aient des papiers pour assurer la poursuite de cette scolarité normale. Cette poursuite était promise par le maire de Saint-Martin-le-Vinoux quand ces familles ont été expulsées du camp de Saint-Martin-le-Vinoux ».

Ces membres de RESF ont alerté François Brottes, député, et Pierre Ribeaud, conseiller général du canton de Saint-Égrève, de la situation, mais n’ont eu aucun retour. « On veut voir rapidement Olivier Noblecourt, vice-président de la Métro chargé de l’hébergement, et Yannik Ollivier, maire de Saint-Martin-le-Vinoux, pour dire que ces familles jouent le jeu, et que si on ne fait rien, c’est une intégration réussie qu’on va fragiliser ».

par Vincent PAULUS le 20/03/2013 à 07:19 Vu 163 fois

Les habitants Roms, présents sur le terrain des Abattoirs à Rezé, expulsés… Une nouvelle fois [indymedia nantes]

source : https://nantes.indymedia.org/article/27170

« Quand la misère dérange, elle doit alors faire peur et rien n’est plus facile que de susciter et d’alimenter la peur. »

 

Les habitants Roms, présents sur le terrain des Abattoirs à Rezé, expulsés… Une nouvelle fois

category local | immigration/sans-papieres/frontieres | valide author lundi 18 février 2013 – 02:15author par Arta vs Om Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s

Au mépris le plus absolu de la trêve hivernale, la soixantaine d’habitants Roms, présents sur le terrain des Abattoirs à Rezé, a été expulsée… Une nouvelle fois.

Mais que sont-ils donc (peut-on dire « qui »?) pour être traité ainsi ? Après avoir quitté le terrain du Pendule, à Trentemoult, juste avant d’être, là aussi, expulsés, ils avaient trouvé « refuge » sur un terrain en friche, à l’entrée des anciens abattoirs de Rezé. Une parcelle dont le propriétaire est Nantes Métropole. Un terrain sans électricité, sans eau, sans sanitaires, mais à l’écart de toute population. Un terrain abandonné, tout comme eux, inconstructible car situé dans le couloir aérien de l’aéroport de Bouguenais. Mais pourtant, même là, leur présence était encore insupportable. il fallait s’acharner, s’acharner encore, dénigrer, flatter les instincts les plus méprisables, donner de la crédibilité à la haine, la diffamation, les éternels fantasmes sur ces gens qui ne peuvent être que délinquants, parasites, mafieux, proxénètes en faisant appel à des statistiques éthniques non officielles sur la délinquance, etc… Quand la misère dérange, elle doit alors faire peur et rien n’est plus facile que de susciter et d’alimenter la peur.

Lorsque les familles vivaient sur le site du Pendule, situé au cœur d’un quartier touristique et bourgeois de la commune, plusieurs adjoints au maire socialiste, Mme Coutant, M. Landier, M. Quénéa, venaient régulièrement sur place, ne serait-ce que pour procéder à un décompte des caravanes et de leurs occupants. Des sanitaires, certes peu entretenus, avaient même été installés. Des raccordements à l’eau et à l’électricité avaient été facilités. Des poubelles ont même été prêtées avant d’être retirées au profit d’une benne à ciel ouvert. Rappelons que ce terrain de Trentemoult n’était pas un terrain municipal puisqu’il appartient au Port-Autonome Nantes-St-Nazaire et est loué à la société Le Voyage à Nantes. Mais depuis l’arrivée de ces familles sur le site des abattoirs, les préoccupations de la mairie semblaient manifestement tout autres. Jamais aucun de ces mêmes élus n’est venu s’enquérir de leurs conditions de vie.

Mais depuis la prise de fonction de Jean-Marc Ayrault à Matignon , Gilles Retière, maire de Rezé, s’est retrouvé propulsé président de Nantes Métropole : à ce titre, il n’a pas hésité longtemps à demander, une fois de plus, l’expulsion qu’il ne pouvait pas solliciter en tant que maire.

Mais qui sont donc ces gens que M. Retière, au mieux, ignore, mais plus communément, sur lesquels il s’acharne ?

Des familles, parents, grands-parents, oncles, tantes, enfants, qui « résident » depuis des années sur la commune de Rezé, ballotés au gré d’expulsions qu’ils anticipent pour en éviter le traumatisme. La plupart d’entre eux n’ont qu’un souhait : avoir un bout de terrain et pouvoir y vivre comme tout le monde, rechercher et trouver du travail, permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité sans les angoisses de l’expulsion, bénéficier du « minimum » sanitaire qui, malgré les engagements de la mairie devant les médias, leur est refusé, s’insérer, vivre comme tout le monde, tout simplement.

Gilles Retière dans ses voeux de « belle année 2013 » en tant que maire de Rezé parlait pourtant de « Soutien aux publics fragiles ». Depuis longtemps, il n’en finit pas d’ailleurs, à longueur de bulletins municipaux, de promouvoir son action en direction des plus défavorisés.

Les paroles sont une chose. Les actes en sont une autre. Ainsi au mois de novembre dernier, Nantes Métropole a fait appel de la décision du tribunal de Nantes de ne pas expulser le terrain des abattoirs ( le juge se référant notamment à la publication de la circulaire inter-ministérielle). Dans le « plaise à la cour » produit alors par l’avocat de Nantes Métropole, il est fait mention de la limite d’ordre matériel de la collectivité locale : « Les ROMS représentent une population d’environ dix millions de personnes en Europe centrale, dont un à deux millions en ROUMANIE, ll est évident que les collectivités de I’agglomération nantaise dont les moyens et les budgets sont limités, ne peuvent intégrer l’ensemble des ROMS présents en EUROPE ». Sans commentaire…

Qu’il soit maire ou président de communauté d’agglomération, M. Retière ne connait qu’une seule voie, celle de l’expulsion. Il n’a aucun sens du dialogue. C’est en outre un irresponsable qui fait peu de cas du coût important de ces expulsions pour les deniers publics. Que penser d’un élu qui ne parvient à envisager d’autre solution que de renvoyer la résolution d’une difficulté à la commune voisine ou à la communauté de communes d’à côté ?

Que peut-on dire d’élus qui bafouent la trêve hivernale, passent d’une stratégie du découragement en n’apportant même pas le minimum vital à des familles dans le plus grand dénuement, à celle du tout répressif en pourchassant, expulsant, sans solution de relogement préconisée par les directives ministérielles, alors qu’ils se revendiquent de la même majorité politique ? Alors que des fonds européens existent pour aider les collectivités territoriales qui le souhaitent.

Certes conformément à la circulaire ministérielle d’août dernier, concernant les terrains illicites, un « diagnostic » social a été effectué auprès des habitants du terrain des abattoirs. Mais quand ces mêmes familles ont appris qu’elles allaient être expulsées, personne n’est venu le transmettre la moindre information quant aux conclusions de ce fameux diagnostic. Dispositif fantoche ? Poudre aux yeux ? Sans doute la mairie de Rezé (ou Nantes Métropole), annoncera-t-elle prochainement qu’elle compte reloger une famille, en enrobant sa démarche d’un beau discours vantant la « bonne volonté » des élus.

Alors, tant pis pour tous les enfants scolarisés, tant pis pour les personnes malades, fragilisées encore plus, tant pis pour la précarisation qui s’ajoutera à la précarisation, peu importe où ils iront du moment qu’ils aillent ailleurs, le plus loin possible de Rezé et de l’agglomération nantaise.

Ce week-end, suite aux menaces verbales de la police leur indiquant que leurs caravanes seraient détruites lundi, ils se sont déplacés une nouvelle fois, la septième en trois ans.

Est-ce bien étonnant ? Sous la gouvernance de Mr Valls, jamais il n’y a eu autant d’expulsions de Roms en France et notre pays vient, une fois de plus, d’être condamnée par le Comité européen des droits sociaux, le 2 février 2013, pour le traitement qu’il réserve à la population Rom.

Collectif Arta vs Om

La France condamnée pour violations manifestes des droits des populations roms [Médecins du Monde]

source : http://www.medecinsdumonde.org

« La France a déjà été condamnée à trois reprises par le CEDS (Comité européen des Droits sociaux) sur la situation des Roms. »

Communiqué de presse

La France condamnée pour violations manifestes des droits des populations roms

Décision du Comité européen des Droits sociaux (CEDS)

Dans sa décision rendue publique le 21 janvier 2013, le Comité européen des Droits sociaux (CEDS) du Conseil de l’Europe condamne fermement la France pour violations manifestes de droits et d’accès aux droits des populations roms, suite à une saisine déposée par Médecins du Monde début 2011. Le gouvernement français doit prendre des mesures concrètes et effectives pour lutter contre l’exclusion sociale des Roms et leur garantir les mêmes droits qu’à tous.

Par ses conclusions, le CEDS condamne la France pour violation des droits inscrits dans la Charte Européenne des Droits sociaux révisée (CEDSR) concernant les droits des Roms au logement, à l’hébergement, à l’éducation de leurs enfants, à l’assistance sociale et médicale, au droit à la protection de la santé.

Le comité a constaté notamment que les expulsions de campements roms ont eu lieu sans respecter les conditions prescrites par la Charte et donc en violation de la dignité des personnes concernées. Il juge également insuffisante la politique du gouvernement français à l’égard des Roms, particulièrement sur l’accès à l’éducation des enfants roms et aux soins de santé. Face au manque de moyens déployés par la France pour améliorer leurs conditions de vie précaires, le CEDS considère que les Roms vivant sur le territoire français souffrent d’un traitement discriminatoire.

Cette condamnation intervient à la suite d’une réclamation déposée par Médecins du Monde le 19 janvier 2011. Depuis cette saisine, la situation des populations roms reste précaire dans certaines régions, malgré la circulaire du 26 août 2012 relative à l’accompagnement des évacuations des campements et la mise en place d’un dispositif piloté par la DIHAL (Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement).

A Marseille, quatre expulsions ont eu lieu pour le seul mois de décembre 2012 touchant près de 160 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants. Une campagne de vaccination de MdM contre l’hépatite A sur 29 enfants a ainsi été interrompue. Les équipes de MdM témoignent d’opérations particulièrement violentes, sans consultation préalable des populations et des associations. Ces opérations se sont déroulées de nuit et en période hivernale, en utilisant de manière abusive les arrêtés de péril qui permettent de contourner la circulaire du 26 août 2012.

La France a déjà été condamnée à trois reprises par le CEDS sur la situation des Roms. Cette quatrième procédure souligne l’urgence pour le gouvernement de faire appliquer de manière effective le volet prévention de la circulaire du 26 août 2012 sur l’ensemble du territoire et de prendre des mesures d’intervention positives tenant compte des recommandations du CEDS.

Consultez la décision du Comité européen des Droits sociaux

Consultez la réclamation initale de Médecins du Monde

 

Pour plus d’informations sur nos programmes, pour caler des interviews ou des reportages sur le terrain, n’hésitez pas à nous contacter.

Contact presse
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janvier 2013