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[ articles sur les Roms à Grenoble, en France et ailleurs ]

Archives de Tag: Paris

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire [Le Monde]

source :  http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/29/a-wissous-la-chasse-a-l-eau-des-roms-prives-de-bornes-a-incendie-par-le-maire_3454840_3224.html

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire

LE MONDE | 29.07.2013 à 10h59 | Par Shahzad Abdul

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L’orage a perforé, samedi 27 juillet, les toits faits de tôles et de bâches plastifiées recouvrant les baraquements de fortunes, bricolés en bois, qui constituent le camp de Roms de Wissous (Essonne). Les matelas posés à même le sol sont imbibés d’eau, tout comme le mince mobilier, entreposé le temps d’un ménage improvisé sur ce terrain vague boueux de la ZAC des Hauts-de-Wissous. Là, près de 150 Roms – dont un tiers d’enfants – ont élu domicile il y a un an, après l’incendie qui avait ravagé leur précédent bidonville situé dans la commune voisine de Massy.

Pourtant, personne dans ce campement, situé en face du centre d’innovation Antonypole, ne se plaint : c’est que l’eau s’y fait rare. Le 6 juillet, Régis Roy-Chevalier, le maire (PS) de Wissous, a décidé d’assécher trois des cinq bornes à incendie de la ZAC, où les Roms s’approvisionnent en l’absence d’autre point d’eau. Une quatrième a été fermée le mercredi 24 juillet. La seule borne qui reste accessible se situe à un kilomètre du camp.

Entreposés à l’entrée, derrière une benne à ordure qui déborde, une dizaine de Caddie de supermarché servent aux allers-retours des jerricans de vingt litres jusqu’à la borne, d’ordinaire réservée aux pompiers. Une tâche dévolue aux femmes roms. « Le problème, c’est que l’eau, on en a besoin pour tout, la vaisselle, le linge, boire. Moi, je prends ma poussette, et je mets deux bidons dessus. Chacun fait comme il peut, mais je ne comprends pas pourquoi on nous prive d’eau », raconte Yelena, 34 ans,…

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Un camp de Roms à Carrière-sous-Poissy (Yvelines), en 2010.

A Wissous, la « chasse à l’eau » des Roms, privés de bornes à incendie par le maire

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Le froid trottoir des Roms [Libération]

source : http://www.liberation.fr

Le froid trottoir des Roms

Marc Melki a photographié pendant trois mois dans le quartier de la Bastille, à Paris, des familles venues de Bulgarie ou de Roumanie. Le trottoir parisien, ses cabines téléphoniques et ses Abribus sont devenus leurs refuges.

20 juillet 2012, 6h39, boulevard Richard Lenoir. Paris XI. (Photo Marc Melki)
20 juillet 2012. 6h57, boulevard Richard-Lenoir. Paris XI. (Photo Marc Melki)
19 août 2012, 7h09, boulevard Richard Lenoir. Paris XI. (Photo Marc Melki)
19 août 2012. 7h10, boulevard Richard-Lenoir. Paris XI. (Photo Marc Melki)
19 août 2012, 7h12, boulevard Richard-Lenoir. Paris XI (Photo Marc Melki)

Les Roms, citoyens de seconde zone [Politis]

source : politis.fr
Par Matthieu Balu29 novembre 2011

Les Roms, citoyens de seconde zone

Les associations d’aide à la communauté Rom se sont réunies mardi à Bobigny afin de protester contre le harcèlement permanent dont elle est victime, trois mois après l’affrètement d’un tramway pour évacuer un camp à Saint-Denis.

Ils étaient une soixantaine, réunis au pied de la préfecture de Seine-Saint-Denis, mardi 29 novembre. Ensemble pour dénoncer les conditions d’existence des Roms en France, familles et responsables associatifs ont réclamé que cesse le harcèlement à l’encontre de la communauté : « Les Roms servent de variable d’ajustement à la politique du chiffre du ministère de l’intérieur du gouvernement : citoyens européens, il constituent de 50 à 60% du chiffre des expulsions dont se vante notre ministre de l’intérieur », a rappelé Jean-Michel Delarbre, de la Ligue des Droits de l’Homme du 93.

Estimés à 2300 par la préfecture, les Roms de Seine-Saint-Denis n’ont cessé de voir les mesures d’éloignement s’intensifier depuis le discours de Grenoble prononcé par Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010 . « L’utilisation en août dernier et dans notre département d’un tramway comme “panier à salade”, pour les éloigner d’un campement, est un bon exemple de la violence de la politique actuelle », ajoute Jean-Michel Delarbre.

Régime transitoire

À la racine de cette extrême précarité, l’obligation pour les Roms, après trois mois passés sur le territoire français, de justifier d’un certain montant de ressources. Une situation due au régime transitoire qui continue d’être appliqué depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne, en 2007. « Il faut en terminer avec le régime transitoire, dès maintenant », réclame la sénatrice EELV Aline Archimbaud, venue soutenir les manifestants, et permettre enfin aux Roms d’être des citoyens européens comme les autres. C’est essentiel pour qu’ils puissent avoir accès à un emploi ou une formation.  » Pour cela, le groupe Vert a entamé la rédaction d’une proposition de loi, qui devrait être voté « par le prochain parlement », précise la sénatrice. « Quand il aura basculé à gauche ! ».

Photo : AFP / Miguel Medina

Retour sur… la directrice et les enfants roms de Bobigny [France Culture]

source :  franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre

à écouter : 28 min

Retour sur… la directrice et les enfants roms de Bobigny

25.11.2011 – 13:30

Veronique Decker et ses élèves roms dans le quartier de « la folie » à Bobigny Leila Djitli©Radio France

En octobre 2010, à la suite de l’évacuation d’un camp de Roms, Véronique Decker, directrice de l’école Marie Curie de Bobigny, avait aidé des familles à trouver des solutions afin que les enfants ne dorment pas dehors et puissent continuer à venir régulièrement à l’école. Etat des lieux un an après.
Reportage : Leila Djitli

Réalisation : Julie Beressi

La première émission, il y a 1 an : franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre

à écouter : 28 min

et à lire 40 commentaires intéressants

La directrice

05.10.2010 – 13:30

Les Roms de Bobigny Leila Djitli © Radio France

Depuis l’évacuation d’un camp de Roms où vivaient plusieurs enfants de l’école Marie Curie de Bobigny,  la directrice, qui y a assisté, est entrée en résistance. Après avoir accueilli les familles dans son école, elle cherche une solution afin que les enfants ne passent pas la nuit dehors.

Reportage : Leila Djitli

Réalisation : Julie Beressi

Un grand merci à Véronique Decker, Valérie Portet, Véronique Maillet, à toute l’équipe et au personnel de l’école Marie Curie ainsi qu’aux familles roms.

… et l’émission de la veille, dont on parle dans les commentaires : bobigny-1-la-lecon-2010-10-04.html

à écouter : 28 min

et à lire 28 commentaires intéressants

La leçon

04.10.2010 – 13:30

Les Roms de Bobigny avec Leila Djitli Véronique Decker©DR

Valérie Portet, membre du collectif de soutien aux Roms de Bobigny est institutrice d’une classe de CM1 à l’école Marie Curie de Bobigny. Choquée par la récente évacuation d’un camp de Bobigny dans lequel vivent des enfants de l’école, elle étudie en classe un article du journal «  Bonjour Bobigny » dans lequel est relatée l’histoire des Roms.

Reportage : Leila Djitli

Réalisation : Julie Beressi

Un grand merci à Véronique Decker, Valérie Portet, Véronique Maillet, à toute l’équipe et au personnel de l’école Marie Curie ainsi qu’aux familles roms.

Communiqué au sujet de l’incendie de la Rue des Pyrénées [Bagnolet en vert – blog du parti écolo]

source : bagnoletenvert.com

Voici le communiqué du 29 octobre 2011 d’un certain nombre d’associations au sujet de l’incendie de la Baraka, rue des Pyrénées survenu le 24 octobre.

« Communiqué au sujet de l’incendie de la Rue des Pyrénées

 

Ion Salagean un homme d’une cinquantaine d’années est mort dans l’incendie de La Maison des Roms, la Baraka au 163, rue des Pyrénées. Suite à cette catastrophe une centaine de personnes sont à la rue et démunies de tout.

Une enquête est ouverte par le parquet de Paris pour déterminer la cause de cet incendie et il faut que tout soit fait tout pour que cette enquête aboutisse.

La Maison des Romsla Baraka une ancienne cartonnerie du vingtième arrondissement de Paris propriété de la mairie de Paris était occupée par plusieurs familles depuis le mois de novembre 2010. Le bâtiment détruit par l’incendie, le seul habité par les familles avait été déclaré salubre par la préfecture de Paris.

Le 12 août l’expulsion des familles de ce lieu de vie précaire, qui répondait pourtant aux urgences de la situation, a été prononcée par le Tribunal du vingtième arrondissement. La mairie de Paris disait chercher des solutions de relogement -accorant de fait des délais- mais subissait des pressions de la part de la mairie du vingtième arrondissement pour accélérer l’expulsion.

Par ailleurs dans le voisinage circulait une pétition contre la présence des familles à la Baraka.

Mardi 18 octobre, un rassemblement de voisins a eu lieu devant La Maison des Roms, la Baraka. Une vingtaine de personnes en colère ont essayé d’abord de pénétrer dans les lieux par le portail de devant, puis par la porte arrière. Ils n’ont pas hésité a affirmer qu’ils étaient accompagnés par l’avocate de la mairie : un mensonge.

Devant une telle hostilité, les Roms se sont enfermés.

Finalement, une dame c’est présentée comme mandatée par la mairie. Bien que n’ayant pas de carte l’attestant, les habitants lui ont ouvert puisqu’elle elle était déjà venus quinze jours auparavant prendre des photos « pour le diagnostic des travaux en projet sur ce site », avait-elle dit. Elle a refait le tour accompagné d’un homme qui se présentait comme l’entrepreneur.

Le soir même une tentative d’intrusion par la porte arrière a effrayé les familles qui étaient à l’intérieur, elles se sont alors barricadées.

Six jours après il y a eu l’incendie : des personnes ont déclaré avoir vu des ombres se faufiler sur le toit facilement accessible.

La plus part des familles n’ont « bénéficié » que de trois nuits d’hôtels. Elles ont été dispersées, sans qu’aucune des associations qui les suivaient jusque là, Harissa sauce blancheSecours catholiqueLa Voix des Roms, le Collectif de la Baraka et les Lutheuses de Rue ne puisse avoir la liste des personnes prises en charge ni l’adresse des lieux où elles ont été dispatchées. En remettant le sort des familles à la seule association Emmaüs coup de main -inconnue par les familles- la mairie les isole des associations qui effectuaient un accompagnement médical, scolaire et administratif en cours et des solidarités qui s’étaient mis en place, d’autant plus précieuses après l’incendie.

Nous apprenons, aujourd’hui, que dix-huit personnes ont été dirigées vers des « retour volontaires », par Emmaüs Coup de main.

Nous dénonçons toutes les violences racistes faites aux Roms, exigeons un relogement stable pour les victimes, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie.

N’acceptons pas l’intolérable !

 

Premiers signataires:

FNASAT Gens du Voyage, ASAV 92, Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques (ANGVC), La voix des Rroms, Le Collectif de la baraka, Le Collectif contre la xénophobie, Les Lutheuse de Rue, Le Collectif de soutiens aux biffins, Bagagerue »