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[ articles sur les Roms à Grenoble, en France et ailleurs ]

Serbie : expulsion « illégale » d’un camp rrom de Belgrade [Le Courrier des Balkans]

source : Le Courrier des Balkans   http://balkans.courriers.info/article19432.html
B92

Serbie : expulsion « illégale » d’un camp rrom de Belgrade

Traduit par Stéphane Surprenant
Sur la Toile :

Publié dans la presse : 7 mars 2012
Mise en ligne : samedi 10 mars 2012
La mairie de Belgrade a commencé à expulser les Roms d’un bidonville de Novi Beograd mercredi 7 mars 2012. L’ONG Praxis assure que les normes internationales n’ont pas été respectées durant le processus d’évacuation. La moitié des familles du camp doivent être prochainement expulsées vers le Kosovo.

Selon le plan initialement évoqué, les familles Roms visées par l’expulsion devaient être relogées dans des installations installées à Makiš, Rakovica, Mladenovac et Barajevo. En fait, seules 15 des 33 familles du bidonville de Novi Beograd auront finalement droit à de nouvelles résidences.


Écoutez notre reportage sur Balkanophonie :
Belgrade : hiver 2009, les Rroms de Gazela chassés par un incendie

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« Les familles restantes, qui sont considérées comme des candidates au rapatriement volontaire au Kosovo et dont les maisons ont été reconstruites, seront expulsées le 16 mars. Voilà pourquoi on ne leur a pas offert de logement alternatif », constate le conseiller financier de l’ONG Praxis, Danilo Ćurčić.

Il a toutefois prévenu que certaines familles ne pourraient pas retourner au Kosovo pour des raisons de sécurité évidentes. Selon les informations de l’ONG, trois familles ont refusé d’être relogées dans des centres d’habitation collectifs, situés à Rača Kragujevačka et Gamzigradska Banja.

Praxis souligne en outre que les textes internationaux relatifs aux droits de la personne, et en premier lieu la Convention sur les droits économiques, sociaux et culturels, garantissent le droit au logement ou à un logement alternatif dans le cas d’une éviction forcée. 
 « Le résultat de l’expulsion forcée de personnes ne devrait pas être de placer ces gens dans une situation où, non seulement ils se retrouvent sans domicile fixe, mais qui seront en plus exposés aux violations de leurs autres droits fondamentaux ; il faut donc que le logement alternatif soit adéquat », indique l’ONG dans un communiqué.

L’ONG observe en outre que les membres de ces familles n’ont jamais été inscrits sur un registre d’état-civil, qu’ils ne se sont jamais prévalus de leurs droits sociaux ou de leurs droits à des soins, et qu’ils ne sont jamais parvenus à trouver un emploi.

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