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[ articles sur les Roms à Grenoble, en France et ailleurs ]

Expulsion du campement de Roms des Glairons [Le Dauphiné Libéré]

source : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/09/02/expulsion-du-campement-de-roms-des-glairons

Expulsion du campement de Roms des Glairons

SAINT-MARTIN-D’HERES (ISERE SUD)

Hier matin, le campement de Roms situé dans la zone d’activités des Glairons, sur un terrain privé, a été évacué et détruit. Cette expulsion fait suite à l’opération de police menée le 26 juillet, durant laquelle une quarantaine d’OQTF avait été distribuée. Une trentaine de personnes ont pris place dans deux bus en direction de centres de rétention administrative. Photos DL/Christophe AGOSTINISHier matin, le campement de Roms situé dans la zone d’activités des Glairons, sur un terrain privé, a été évacué et détruit. Cette expulsion fait suite à l’opération de police menée le 26 juillet, durant laquelle une quarantaine d’OQTF avait été distribuée. Une trentaine de personnes ont pris place dans deux bus en direction de centres de rétention administrative. Photos DL/Christophe AGOSTINIS
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Des chariots de supermarché remplis de petits bouts de vie. Peluches, couvertures, casseroles… Des tas de sacs et des regards résignés face au cordon de gendarmes. Hier matin, le campement de Roms situé au cœur de la zone d’activités des Glairons a été évacué. Au total, une centaine de personnes a été contrainte de quitter le terrain privé occupé depuis l’automne dernier.

Le 26 juillet, à la suite d’une opération de police, quarante OQTF (Obligation de quitter le territoire français) avaient été distribuées, fixant à ces occupants un délai de trente jours pour partir de l’Hexagone.

Reconduite à la frontière pour 31 personnes

Au total, une soixantaine de gendarmes mobiles et une vingtaine de policiers sont intervenus pour cette opération. Selon nos informations, sur les 86 personnes qui étaient dans ce campement, 31, qui étaient sous le coup d’une OQTF, ont été dirigées vers des centres de rétention administrative en attente de leur expulsion. D’autres se sont vues notifier des OQTF et devront donc, théoriquement, quitter la France d’ici 30 jours.

Cette expulsion était attendue. Mais le collectif mobilisé depuis l’an dernier gardait espoir. « À la suite de la dernière opération de police menée sur le camp en juillet, nous avions lancé un certain nombre de procédures et de recours », explique Pascal Metton, élu écologiste à Saint-Martin-d’Hères et membre du collectif “Patate chaude”.

Les bus partent sous les sifflets

Hier, alors que certains prenaient place dans les deux bus à destination des différents centres de rétention administrative, les familles s’organisaient et tentaient de rassembler quelques affaires. L’incompréhension se lisait sur tous les visages. Pourtant, la colère n’était pas loin et certains ont craqué. Comme cette jeune femme assise entre une poussette, où dort son bébé, et ses bagages. « Moi, je ne pars pas aujourd’hui. Où je vais dormir maintenant ? Ils me prennent ma maison. »

Les deux bus ont pris la route sous les sifflets des associatifs. « Le campement vidé de ses occupants n’est plus qu’un amas de bric-à-brac. Un triste spectacle », se désole Isabelle Thomas, du collectif “Patate chaude”.

Un véritable problème de société

Les gendarmes mobilisés ont quitté progressivement les lieux, alors que le tractopelle s’apprêtait à détruire les baraques de tôle et de bois. Mais si aucun incident n’est survenu au cours de la matinée, certains occupants se sont opposés à la destruction de leur caravane. Une heure de sursis a ainsi été accordée par le préfet, permettant à trois caravanes d’être épargnées…

Cette expulsion relance une nouvelle fois la problématique des Roms. Un an après la vague d’expulsions, Saint-Martin-d’Hères compte encore six terrains, privés et publics, occupés. Car en attendant 2014 et la fin du régime dérogatoire qui conférera aux Roms des droits de citoyen européen, le flou persiste. « Aujourd’hui, personne ne semble concerné par le devenir de ces familles laissées sur ce parking », souligne Gilles Kuntz, élu grenoblois (Europe Écologie – Les Verts). Ce n’est que lorsqu’on les verra arriver en ville, poussant leurs chariots avec leurs enfants derrière, que l’on prendra conscience de la situation, et de la nécessité de trouver des solutions d’hébergement… »

par la rédaction du DL le 02/09/2011 à 11:00
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